Comment choisir son coton ?

À savoir :  L’industrie textile est la plus polluante au monde derrière celle du pétrole. Environ 40% de la production mondiale de textile est représentée par le coton.

Le coton est la matière naturelle végétale la plus produite au monde. Aujourd’hui il existe 2 types de coton : le coton conventionnel et le coton Bio.

1. Le coton conventionnel

Chaque année, plus de 17 milliards de tonnes de coton conventionnel sont vendus. Malheureusement, la culture de ce coton est très polluante.

L’utilisation des produits chimiques pour la culture

Les producteurs de coton utilisent des produits chimiques en masse. Un quart des insecticides vendus dans le monde sont utilisés dans les exploitations de coton qui ne représentent pourtant même pas 3% de la surface cultivable mondiale ! A long terme, cet usage intensif de pesticides et d’insecticides appauvrit les sols et les Hommes, car l’achat des engrais chimiques est la principale source d’endettement des producteurs de coton conventionnel.

 

 

La sur-consommation d’eau

La culture de ce coton a également un impact sur la sécheresse des nappes phréatiques puisque pour produire un kilo de coton conventionnel, il faut entre 7 000 et 29 000 litres d’eau, soit 2 500 litres pour fabriquer un T-shirt, l’équivalent de 70 douches ! Cette très importante consommation d’eau est notamment dûe à l’utilisation des intrants et produits toxiques, qui requièrent une grande quantité d’eau pour être dilués.

Résultat : eau gaspillée, déséquilibres des milieux aquatiques observés suite aux rejets toxiques, énergies issues des ressources fossiles utilisées, humains malades, etc.

La modification génétique de la culture

Le coton conventionnel cultivé dans le monde est génétiquement modifié avec des produits comme le chlore, l’ammoniaque, le soude, les métaux lourds, les solvants organiques, etc.

La transformation chimique de la matière première

Aussi, la transformation de la matière première utilise de nombreux produits chimiques. Pour le blanchiment, du chlore est utilisé tandis que les teintures sont à base de métaux lourds. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la culture du coton conventionnel et sa transformation seraient responsables de plus de 22 000 morts par intoxication chaque année.

 

 

2. Le coton biologique

Consommer bio est un état d’esprit et une volonté de connaître un monde meilleur et plus sain. Depuis quelques année, on constate une réelle prise de conscience sur la pollution liée au secteur textile et par conséquent, le  coton  biologique occupe une place de plus en plus importante dans l’univers de la mode. Il est une alternative au bilan écologique et sanitaire catastrophique depuis plusieurs années.

La protection des consommateurs, des producteurs et de l’environnement

Opter pour des vêtements éco-responsables en coton biologique, c’est contribuer au commerce équitable et donc à une économie plus respectueuse des droits économiques, sociaux-culturels et environnementaux, et opter pour des produits ayant de nombreux avantages pour la santé des consommateurs ainsi que pour celle de notre planète.

Dans les processus de fabrication, les producteurs utilisent des semences traditionnelles de coton, ce qui leur permet de contribuer à préserver la biodiversité. Ce coton est ensuite produit dans le respect de ceux qui le cultivent et celui de l’environnement.

L’objectif est de limiter l’utilisation à grande échelle d’engrais et de pesticides chimiques néfastes pour la Terre et ses habitants, et de privilégier les écosystèmes naturels. La plupart des producteurs fabriquent eux-mêmes leurs intrants naturels plutôt que d’en acheter (en général très chers), ce qui leur permet notamment d’éviter les intoxications et le surendettement.

De la semence de la graine à la récolte de la fleur, l’absence de pesticides et autres produits chimiques favorisent l’oxygénation naturelle de la terre et lui permet de s’approvisionner modérément en eau via les nappes phréatiques. En effet, les sols biologiques retiennent mieux l’humidité et l’eau car ils contiennent plus de matière organique ce qui permet aux producteurs de consommer moins d’eau pour leurs cultures.

 

 

La limitation de produits chimiques

Aucun produit chimique n’est utilisé pour transformer et teinter la matière première : le chlore, les métaux lourds et les substances cancérigènes sont exempts des produits utilisés. Par exemple, la fibre de coton est blanchie à l’eau oxygénée et non au chlore.

L’absence de produits chimiques dans la fabrication des vêtements en coton biologique limite également les risques d’allergies dûes au contact avec les produits chimiques utilisés dans la fabrication du coton conventionnel par exemple.

La qualité retrouvée

Les vêtements en coton biologique sont plus souples, doux, respirants et donc plus agréables à porter. La qualité de ce coton est meilleure car la fibre est plus épaisse et solide, ce qui rend ces articles particulièrement robustes et durables.

Cependant, les vêtements en coton biologique sont biodégradables mais pas recyclables à l’infini.

Un tarif plus élevé

Aujourd’hui, le rendement du coton bio est légèrement inférieur à celui du coton conventionnel, ce qui fait légèrement augmenter son tarif. Il représente environ 2 millions de tonnes vendues par an (vs 17 milliards de coton conventionnel). Travailler dans le temps avec des agriculteurs engagés qui favorisent la biodiversité et la rotation des cultures, nous permettra de retrouver un rendement proche de celui de l’agriculture conventionnelle.

 

Les vêtements dits « biologiques » doivent respecter l’environnement à toutes les étapes de leur fabrication. C’est pour cela que des labels de certification internationale contrôlent et gèrent l’appellation.

Les labels

Certains labels certifient uniquement le coton et la manière dont il a été cultivé, d’autres certifient une marque ou encore le vêtement fini, c’est-à-dire l’intégralité du processus de fabrication.

Voici les labels certifiant nos produits :

 

- OEKO-TEX : Ce label garantit aux consommateurs des vêtements irréprochables pour leur santé. Sa mission est de s’assurer qu’il n’y a pas de substances nocives et/ou indésirables (métaux lourds, allergènes, pesticides) dans les produits.

- GOTS & GOTS 85 (Global Organic Textile Standard) : Principal label garantissant au moins 95% de fibres biologiques. Il interdit toute substance toxique dans le textile et impose le respect de conditions de travail décentes définies par l’Organisation Internationale du Travail.

         

-  Organic Content Standard Blended : Il permet de contrôler l’intégrité et la traçabilité de la matière première pendant le processus de production. Cette certification est dédiée aux articles conçus avec un minimum de 5% de matières premières biologiques en mélange avec des matières premières conventionnelles ou synthétiques.

- Organic Content Standard 100 : Cette certification est dédiée aux articles conçus avec un minimum de 95% de matières premières biologiques.

Pour ou contre le coton conventionnel/biologique ?

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